« Si t’as quarante ans et que tu n’as pas ton pass pro àCannes, t’as raté ta vie », disait un ami aussi amateur de bons mots quede légères exagérations. Il est vrai cependant que les passionnésaiment se sentir faire partie du milieu, par la création d’associations,de médias ou de comptes Instagram, de prototypes, de maisons d’édition,avec tout un éventail de positions, de l’amateur éclairé et actif auprofessionnel.
Au récent Festival de Vichy, le sous-sol entier était consacré àl’espace professionnel ; le manque de temps de rencontre dû à la crisesanitaire ayant fait de cette convention « the place to be », on ytrouvait des éditeurs et des jeux qui n’étaient pas disponibles dansl’espace tout public. Ce salon ludique jusqu’alors plutôt local semblaitainsi phagocyté par les professionnels, qui pouvaient en plus profiterde tables libres alors qu’à l’étage la place a vite manqué. Même si lasurface prise pouvait faire froncer un sourcil (interrogateur désapprobateur ), l’espace était bienvenu pour rencontrer les nouveauxarrivants chez les éditeurs et discuter des jeux en approche afin deplanifier les prochains numéros. Peut-être est-ce aussi un atout pourpérenniser ce jeune événement Sans savoir quoi en penser pourl’instant, nous continuerons à observer et interroger les évolutions dumonde ludique, en espérant qu’il s’attache toujours (et de plus en plus)à ne pas être excluant. Unt' Margaria & Vincent Bonnard
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